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ARTICLE A PARAITRE DANS LE CHASSE MAREE

Presque inconnu en France il y a encore trois ans, le Dinghy de 12 pieds surfe désormais sur une vague porteuse avec pas loin de trente unités recensées dans l’Hexagone et six en construction. Ce dernier chiffre est d’autant plus important que la plupart de ces chantiers sont menés par des amateurs alors que la mise en œuvre d’un Dinghy coque à clins sur membrures ployées est particulièrement délicate.

À Saint-Étienne-de-Montluc (Loire-Atlantique), Nicolas Guihal, l’un de ces amateurs qui avoue en outre n’avoir jamais navigué travaille depuis déjà un an sur son canot aujourd’hui presque terminé (photo). « Mon premier plaisir, c’est de me fabriquer un bateau que je trouve beau et qui a une histoire, explique-t-il sur le site www.bateaubois.com. Après viendra le temps de la navigation, où j’espère prendre autant de plaisir, à partager avec mes enfants. » Nicolas évoque également ses tours de main et les problèmes rencontrés. « Première difficulté, débiter les couples dans du bois bien droit de fil et sans défauts. C’est indispensable car les seules membrures que j’aie cassées n’étaient pas parfaites sur le fil. » Pour étuver, Nicolas utilise un tuyau en zinc traversé de clous qui supportent le bois et alimenté en chaleur humide par un nettoyeur à vapeur « grand public ». « Pour assouplir les membrures, je les mets à tremper au moins 24 heures. Ensuite c’est parti pour 45 minutes d’étuve. Ça marche plutôt bien. » Et Nicolas de préciser qu’elles doivent ensuite être mises en forme sur toute leur longueur et pas simplement en appuyant au milieu. « Quand elles sont bien plaquées sur le bordé, je les fixe avec des serre-joints sur la préceinte, le temps qu’elles sèchent. Ensuite elles gardent bien leur forme. Puis, avant de riveter, je les vernis pour bien protéger la face en contact avec le bordé. »

Pendant ce temps, à Bresles (Oise), Maarten Hopman poursuit la construction de son Dinghy en acajou une essence autorisée pour la jauge, avec le pin, le teck et le red cedar, selon les normes hollandaises. S’il n’en est pas à son coup d’essai en terme de construction navale, c’est néanmoins la première fois qu’il réalise une coque à clins.

Stéphane Lainez a quant à lui une grande expérience, malgré son jeune âge. Le charpentier du Guip, à qui l’on doit la restauration du plan Sergent Bim Bam, construit son Dinghy de 12 pieds à Flensburg (Allemagne), où il travaille temporairement www.bootsschuppen.net.

Quant aux trois autres bateaux, ils sont encore au stade du début de chantier. Alors, comment expliquer cet engouement français pour un canot de 3,66 m de long, ancienne série olympique et internationale qui va fêter son centenaire d’ici quelques semaines ? Probablement par le fait que cette série se structure et fait donc parler d’elle : création d’une association de classe www.dinghy.fr, régates dans toute la France, articles de presse… Mais, surtout, parce que le Dinghy de 12 pieds est un petit bateau très vivant aux multiples qualités : élégance, simplicité, performances…

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